Literati

Feu à nos index!

Quand le peuple pète les plombs, la revendication en vedette ne saurait être la seule. Souvent elle est même des moindres. Un pneu enflammé consumme tous les griefs auxquels il est explosé. Un jet de pierre charrie toutes les frustrations qu’il nourrit jour après jour. Se pointer comme victime pourrait être perçu comme une sorte de comportement autrichien. Un peu comme si nous cherchions à nous oublier, à oublier nos sus et nos dus. Se réclamer d’être victime suppose avant toute chose un bourreau. Or ces deux là soit ils n’existent pas, soit ils forment un même tandem hypocrite. Victimes de nous-mêmes! Nos propres bourreaux sommes-nous!

Responsabilité.

Ce mot est lourd de sens mais reste quelque peu léger d’implications. Elle ne requiert pas forcément une dirigeance ou une politique. Ces vocables portent trop à la répugnance et à l’excusite. L’implication, aussi insignifante qu’elle puisse paraître, fait actionner la positive mouvance des choses. Car la vertu est aussi virale que le vice. Impliquons-nous aujourd’hui! Maintenant! Dans notre environnement le plus immédiat! La plus petite action a son lieu d’être.

Vous qui lisez ceci, trouvez quelqu’un qui ne sait lire et apprenez lui quelque chose. Nous avons besoin de symbiose dans deux de ses formes: le mutualisme et le commensalisme pour éviter d’être les parasites auxquels nous avons tendance à nous identifier. Nous devons nous aider afin que le ciel puisse y mettre du sien. Jouons le rôle que nous pouvons jouer et jouons le bien. Travaillons sur les véritables débâcles qui sont à l’origine de nos maux.

Mais de grâce, gardons nous de nous plaindre, de dire du mal des gens, des choses et des évènements.

Ce qu’il nous faut brûler, ce sont nos index, pas les pneus. Sans index, nous comprendrons mieux le mot responsabilité. Nous nous impliquerons plus. Nous nous plaindrons moins.

Mussa