Literati

Contours enflammés

Badio eût à dire: “Toute ville qui ne donne pas envie de la revisiter,mérite d’être brûlée”. Pyromanie de l’esprit, pyromanie des mots, contournons ces flammes à Petit-Goâve.

La ville m’a toujours accueilli de son grand rire. Un rire sincère mais nerveux quelque peu. Elle rit sans laisser apparaitre ses dents. Elle se cache dans l’ombre du pays, gravissime!

Savoir reconnaître sa valeur et agir différemment pour donner l’exemple, s’avèrent être parfois très efficaces

L’accueil des citadins, les mangues de 15 heures, les “kokoye” de 15h10, le “fritay” de 15h30,le bouyon de 15h40; voilà le festin irrespectueux du temps, mais digne d’un seigneur, que la ville nous a réservé.

Je vous le dis! La ville rit de propreté, elle rit d’énergie, sort ses belles dents de paix, d’amour pouvant mettre en branle tous les Oswald Durant, les Coriolan Ardouin sans mélancolie, les Vilaire, les Kabysh, quoi!

Mais vous rappelez-vous? Est-ce que vous vous rappelez avoir lu que le rire de la ville était quelque peu nerveux?

Voilà !

Le bord de mer met en branle les nerfs de la propreté et de l’union. L’immaculée de la mer se macule de tâches de détritus engendrés par des déchets que l’on appelle quand même homme.

Vulgaire?

Mille excuses!

Mais rappelez-vous également que la ville s’excuse pour son bord de mer. Elle s’excuse pour notre ami qui a déféqué à “Bon repos”. Elle s’excuse pour les pleurs de la mer.

Elle aimerait cesser de s’excuser mais s’excuse quand même des marchands, des petites entreprises du bord de mer, de la concurrence absurde qui s’y installe alors qu’on aurait pû faire une seule et grande entreprise ENSEMBLE. ENSEMBLE, redis-je!

Mais bon, je parle d’un concept nouveau, dois-je me taire peut-être?

“La mentalité qui a généré le problème, ne pourra jamais le résoudre”, c’est ce que Albert Einstein nous a appris. La balle est lancée dans cette optique pour dire à Petit-Goâve (la ville) qu’elle fait beaucoup d’effort, que son esprit est pur, qu’elle peut retrouver William James dans son changement de mentalité, s’accorder avec Einstein et rire sans réserve.

Un rire plein d’éclats, je dis! Éclats pouvant briller dans le miroir de la saleté de Port-au-Prince sous l’effet du soleil de l’union, du vivre ensemble. Et peut-être, peut-être….

Mes salutations à Petit-Goâve!

Hommage à une ère nouvelle que notre espoir peut nourrir ensemble!

N’embrasons pas encore cette ville mais je m’excuse encore.

Mes excuses car ma plume s’est quand même embrasée à ma troisième venue. Dommage!

Maurice